12/07/2010

le retour....



Je suis de retour. Comme a pu le dire Niagara, à l'époque où je n'avais pas encore d'acné.
Non pas que la blogosphère ait réclamé à cor et à cri mon come back, notez. Car, à part quelques camarades sympathiques et peu regardants sur le style littéraire, je n'ai manqué à personne, surtout pas aux fans d'un groupe de new wave évoqué précédemment.
Si je ne sais pourquoi je commence cette note, je peux d'ores et déjà vous expliquer les raisons de mon absence.
j'ai passé beaucoup de temps à lire les blogs des autres, quand même vachement mieux écrits, et plus inspirés que le mien: pèle mêle, ça donne: Diglee, Muriel Gilbert, cheap but chic, Pénélope Bagieu, Margaux Motin,Violette, Piper. j'en passe encore. ça m'a pris du temps, car en bonne obsessionnelle, j'ai lu toutes les archives.
J'ai vécu une année riche en émotions, certaines dont je me serais allègrement passée, ceci dit. j'ai connu la plus grande peine et mon plus beau bonheur. J'ai ouvert ma petite boite et ça a changé ma vie. Et dans ces instants-là, la seule façon de traverser les évènements est de les vivre, non pas de les commenter. Et que dire, puisque parler, tout du moins, écrire, aurait été se mettre à nu. Et ça caille, en ce moment. Écrire, même un malheureux article de blog, c'est un acte centrifuge, comme tout acte public. J'avais besoin de me recentrer. Parce que la meilleure raison de se taire, c'est encore parce qu'on a rien à dire.
et de surcroît, j'ai subi de terribles pressions suite à la note parue sur Indochine. ça a même fait débat sur un forum, et je vous promets que si j'avais le lien sous la main, je le collerais tout de suite, simplement parce que cela tutoyait le sublime. commentaires assassins, propositions cruelles(" elle a qu'à venir à un concert, non mais!!") , critiques constructives (" d'abord, si elle n'aime pas Indo , elle n'a qu'à pas en parler.") je me suis donc murée dans un silence pudique et craintif, de peur d'être kidnappée, et vêtue de force d'un débardeur de résille pour assister médusée à un de leurs live. c'est compréhensible non?
mais il y a également eu des échanges intéressants avec des fans , atterris là je ne sais comment, qui sont dotés d'un solide second degré, eux. Et ça, c'était bien sympa.
alors , par crainte des représailles, je ne parlerai que des choses que j'aime, puisqu'a priori c'est de cela dont on tire sa légitimité de parole. Ca va être d'un chiant, mais vous conviendrez qu'aux vues l'épée de Damoclès pesant sur ma nuque, c'est ma seule possibilité de m'exprimer.
ce qui nous permet d'établir- ça faisait une paie- oh! une liste!
  • J'aime l'odeur nauséabonde de mon chien. Surtout quand il est mouillé. ça me rassure. Comme l'odeur de l'aisselle de ma maman quand j'étais petite.
  • j'aime mes amis. c'est con, mais ça valait la peine d'être répété.
  • j'aime celui qui est désormais mon époux. Et l'argent n'a rien à voir dans tout ça.
  • J'aime mon chat, et celui de Clara aussi. ce sont les deux seuls félins à ne pas me terroriser.
  • j'aime ma famille,dans son sens le plus large, c'est-à-dire les personnes qui ont joué les rôles de cousins, frères et sœurs, mère de substitution... quand les originaux ne pouvaient pas être présents, ou à la hauteur.
  • j'aime mon métier et les gens qui m'ont transmis leurs connaissances et savoir-faire.
et décidemment beaucoup d'autres choses. mais je m'ennuie déjà à les lister, alors j'imagine pour ceux qui me lisent.... à bientôt.

12/08/2009

vivre en couple....



Il n'y a pas si longtemps, une amie névrosée, inquiète comme une biche devant un chasseur à l'idée de vivre avec son chéri sous peu, me demandait comment c'est , dis, la vie de couple????
Car cette optique est toute nouvelle pour elle. et je passe à ses yeux pour une experte, étant donné que je vis avec un homme, en couple.
Bizarrement, ma réponse spontanée fut "il y aura des matins où tu auras envie de le tuer. mais c'est normal. je crois."
Grand silence au bout du fil. La biche a fait un arrêt cardiaque? a fui au Mexique sous une fausse identité?
vas rattraper une réponse pareille.... mais c'est la vérité. L'Homme est parfois tellement énervant qu'on rêverait qu'il s'étouffe avec sa part de pizza grasse qui laisse des miettes de partout au sol, mais non, il survit, et dépose ses énormes mains, grasses, sur TOUS les objets qu'il est susceptible de porter entre ses gros doigts GRAS. et ça le fait rire. Parce que la légende voudrait que tu sois maniaque. Nan mais.
et puis, l'Homme est une bête à poils. On pourrait croire que non, vu ce qu'il laisse comme fourrure dans le siphon de la douche. et c'est bien là le problème d'ailleurs. toute sa pilosité se déverse immanquablement dans tous les endroits à émail, , bien en vue. Car souvent, l'Homme a le pelage foncé. voir même roux. bien que généralement il n'assume pas, et préfère parler de reflets auburn. en un seul mot. ). Nota Bene: si vous lui faites une réflexion sur le fait qu'il ne rince jamais la baignoire ou le lavabo, n'oubliez jamais, au grand jamais, vos bandes de coton enduites de cire orientale ( et de poils pubiens, of course.) à tremper dans un quelconque récipient susceptible de tomber sous ses yeux. Car s'il aime sentir sous ses mains baladeuses notre douce peau, il ne veut surtout pas savoir comment vos poils vous quittent. et s'il découvre la vérité, l'Homme ne tardera pas à pousser s'écrier avec une voix de jeune vierge devant le membre de Rocco Siffredi, un fameux " ah mais c'est dégueulasse!!!". et là, votre parade higiéniste sur le rincage de douche, vous pouvez jeter votre mouchoir dessus et la ranger aux oubliettes.
tu comprendras aussi que cette odeur si particulière que dégage l'Homme et qu'on aime tant, n'est pas naturelle. c'est juste le petit Marseillais douceur vanille en fait. Par contre, tu vas connaitre l'odeur plus naturelle malheureusement, de l'Homme un lendemain de cuite. qui fluctue selon l'alcool ingurgité la veille. souvent moins glamour que la vanille d'ailleurs.
Tu auras parfois (souvent) l'impression de dormir dans un garage de harley dont le moteur tournerait huit heures par nuit. et tu ne trouveras plus ça mignon. Parce que ce sera tous les soirs. tu apprendras donc à dormis avec des bouchons. si si. Car c'est la seule alternative à la chambre à part.

Mais, rassure-toi mon amie, si tu me lis.
Il y aura des jours formidables où tu te réveilleras dans ses bras velus, et tu aimeras son odeur naturelle.
tu n'auras plus jamais froid la nuit.
A moins de fréquenter un manchot, tu sauras toujours à qui t'adresser pour te servir d'une perceuse. car en vérité, c'est la vis qui doit tourner, pas toi.
Tu auras toujours quelqu'un sur qui (gueuler?) t'épancher après une sale journée.
Et surtout tu sauras apprécier la solitude. Parce que tu n'auras plus envie d'être tout le temps avec lui. Et ça , c'est bon signe. tu n'auras plus besoin d'être fusionnelle. tu l'aimeras donc pour lui, et pas pour toi.
je vous souhaite un bon voyage, merci d'avoir choisi notre compagnie.

11/17/2009

Quand les parties génitales devraient se taire....




Ou de l'erreur de casting des "Monologues du Vagin"



Peu de personnes le savent, car beaucoup s'en moquent , que j'ai longtemps fait du théâtre. j'ai même un baccalauréat en pocheavec cette matière en mention principale.
rassurez-vous , cela ne m'a ouvert aucune porte. quelques -uns de mes courageux camarades de classe ont persévéré dans cette voie, montant leurs propres spectacles, réalisant des films, d'autres courant le cachet, certains passent sans relâche des castings pour France Télévisions, bien loin de leurs idées de gloire , de tourner pour Tavernier, Pialat.... Ceux-là, à la différence de la précédente catégorie me font bien rire. je souhaite encore de la chance et du courage aux tout premiers qui sont talentueux et mués par l'amour de l'Art plus que par des velléités d'être des stars.
Pour ma part, je savais bien assez tôt que je ne prendrais pas cette route. Trop d'incertitudes, pas assez de talent. et surtout, une faim débordante que les pâtes seules ne peuvent assouvir. J'aime manger, boire, payer mes factures à temps, et vivre sans craindre les toc-toc des créanciers. J'aime le confort que seul l'argent peut offrir, et l'argent dans le théâtre n'est pas à la portée de tout un chacun.J'ai un train de vie on ne peut plus normal, sans folie, sans excès, mais qui m'offre une sécurité appréciable dont on avait toujours peur de manquer quand j'étais plus jeune. Je ne veux pas vivre comme cela.
c'est donc pour ces raisons que je n'ai pas continué, passé le lycée à brûler les planches. L'envie ne me manque pas, mais pour l'instant ce n'est pas dans mes projets de loisirs. Mais j'aimerais aller plus souvent voir des pièces, activité bien rare , le théâtre étant un passe-temps de bourgeois fait par des saltimbanques.
Néanmoins, cette saison, on jouait dans ma bourgade une pièce que j'avais envie de voir depuis des années, les Monologues du Vagin ,de Eve Ensler .Dès que j'ai vu ça dans la prog, j'ai couru acheter deux places pour y trainer mon cher et tendre, malgré le fait que la distribution était en cours. Qu'importe, quand on sait qui a lu ces monologues de part le monde, nul ne peut douter de la qualité des comédiennes: Whoopi goldberg , Glen Close, susan Sarandon, Guesh patti, Fanny Cottençon....
Mais étant donné que la mémoire est sélective on retient moins les noms tels que Flavie Flament, Séverine Ferrer...
arrive la fameuse date, mon namoureux ravi à l'idée d'entendre parler de vagin toute une soirée fait contre mauvaise fortune bon coeur. On s'installe, on papote, on se rend compte qu'en cas d'émeutes misandres, le peu d'hommes présents dans la salle ne ferait pas long feu. Les pauvres se changeraient en Farinelli plus vite que Clark kent en Superman .
Le noir se fait. On annonce les fameux noms: "ce soir dans les monologues du vagin: Marie -Christine Barrault ("yes!!!" me dis-je dans ma tête), Maïmouna Gueye("connais pas") et Jenifer Bartoli"
Oh non, là je crains reconnaitre l'interprète de "au soleil", issue de la star ac' premier volume, et je prie: "un homonyme, pitié un homonyme, à 45 euro la place, vous ne pouvez pas me faire ça"
Et bien si. elle apparait, toute petite , toute mimi, toute émue, toute maigrelette, fagottée comme une vraie cagole niçoise qu'elle est, mais intimidée et sans prétention. Ce qui lui donne un bon point et me radouçit, pour un temps , cependant bien trop court, jusqu'au moment où elle a commencé à foirer son texte.
Certes les Monologues est une pièce lue: abondances de chiffres , de données statistiques.... expliquent qu'on puisse jeter un oeil de temps à autre sur son texte.
Mais c'est avant tout une pièce, et ça doit se jouer.
Sa piètre performance, pardon lecture, n'a heureusement pas entaché la prestation de ses collègues. Mention spéciale à mon inconnue, Maïmouna Gueye, qui est non seulement magnifique, mais juste et drôle.
Ces Monologues sont puissants, nous arrachent rires et émotions, dégoûts et pitié. Ils ne laissent en tout cas pas indifférents.
malgré cela, au prix de la place, j'aurais préféré que Jenifer reste au soleil et pas sur les planches.






10/25/2009

Pourquoi il faut VRAIMENT arrèter Indochine....




Oui. Je persiste , je signe, je surligne, que dis-je , je revendique mon dégoût d'Indochine.
Par mon précédent article les concernant, je n'avais nulle intention d'en dégouter les autres, encore moins de provoquer leurs innombrables fans arrivés sur ce blog je ne sais comment, qui depuis ce fameux post se sont rués sur les commentaires, tels les villageois dans le roman de Mary shelley, avec leurs fourches acérées virtuelles, pour me dire à quel point j'étais méchante, mauvaise, ignare en matière de musique.
Alors, à vous tous, nombreux anonymes: continuez, j'adore ça.
et n'oubliez pas de revenir, je réponds à chacun de vos messages, personnellement, sans assistant . Au contraire de Nicola face à vos lettres de fans, je me fais un devoir de ne pas vous laisser vous consummer dans l'attente. Par contre, si vous pouviez signer, ce serait plus aisé pour moi de personnaliser les réponses.
D'avance merci.
Petite note et salut personnel à Charles et Vanessa, qui , fans d'Indochine ont démontré avec brio et bonhommie que gouts musicaux et humour n'étaient pas inconciliables. Bonne continuation à vous aussi, et méfiez-vous: un tee shirt en résille peut vous attaquer à n'importe quel moment, avec l'aide d'un pot de gel. restez vigilants.

9/09/2009

Le meilleur ami de l’Homme


J'ai toujours aimé les chiens.
D'aussi longtemps que je m'en souviens, j'ai toujours senti une irrésistible envie de les approcher, les caresser, les suivre dans leurs jeux, de créer du lien avec ces animaux.
Je n'en ai jamais eu à moi, quand j'étais petite, ma mère étant souvent par monts et par vaux. J'en ressentais une profonde tristesse, car mes poissons rouges n'allaient jamais chercher la balle lancée dans l'aquarium.
Heureusement, mes grands parents, maternels et paternels, possédaient chacun une chienne.
D'un côté chez ma grand-mère maternelle Claudette, vivait Lady, un boxer prognathe qui s'est attribuée avant ma naissance le rôle de mère de substitution.
De l'autre, chez Angelo et Jeannine, Wanda, un berger allemand magnifique qu'ils avaient récupéré car elle était victime de maltraitance. À l'époque je devais avoir trois ou quatre ans.
Parlons, tout d'abord de Lady, avec sa gueule de délinquante. Cette bête avait la fâcheuse habitude d'accueillir celle qui allait devenir ma mère en lui sautant dessus, pattes sur le ventre. La légende familiale voudrait que cette parade de bienvenue se terminât avant que ma mère ait eu l'idée de pisser sur un test de grossesse. Huit mois plus tard, j'étais là. La chienne l'aurait senti. Pourquoi pas.... Toujours est-il que dès notre rencontre, Lady devint mon garde du corps attitré. En effet, ne m'approchait pas qui voulait. Le cercle proche, pas de souci: assise à coté de mon landau, elle donnait son accord. Mais les autres, les occasionnels, devaient montrer patte blanche. entre autres le fils d'une amie de ma mère, âgé de six ans peut-être, et qui était bien connu pour ne pas être le gamin le plus équilibré du village.
Plus je grandissais, plus elle me suivait où que j'aille. Elle était devenue une sorte de peluche géante, à laquelle je m'agrippais dès que possible. Je dormais avec quand je couchais chez Mémé, son odeur me rassurait pour m'endormir, je fourrais mon nez dans son encolure.
Je devais avoir onze ans quand elle est morte de sa belle mort comme on dit. Et c'est ce jour que j'ai compris tout ce qu'un animal nous apporte comme affection et comme équilibre, et combien il est délicat de faire le deuil d'un compagnon muet.
Wanda, elle, je ne l'ai pas vue vieillir, les rapports familiaux n'étant pas forcément au beau fixe de ce côté là. Elle aussi était douce et affectueuse. je me blottissais souvent avec elle sur son tapis, ou dans sa niche. J'aimais enfoncer mes doigts dans sa fourrure, et renifler cette odeur si particulière que possèdent les chiens à poils longs.
Une telle histoire d'amour m'unit à eux. J'ai un besoin énorme de leur présence, les voir, les toucher, petits ou grands, chiots ou vieux cabots. Si je pars en vacances ou en déplacement sans mon chien, au bout de quelques jours, c'est non seulement lui, sa personnalité propre qui me manque, mais aussi le Chien, l'animal lui-même. Le contact de la fourrure dans ma main, l'odeur, le bruit qu'il produit.
Et pourtant, quand un jeune homme qui fureta dans ma vie voici sept ans me proposa de prendre un chien, je n'étais pas plus excitée que ça. J'avais toujours rêvé d'un labrador, il voulait un rott, soit. C'était sensé être le sien. Amos est entré dans nos vies, il a amusé le jeune homme quelques semaines, et puis plus rien. Ramasser les crottes et commencer son éducation n'étaient plus aussi attrayants qu'à l'origine. Je m'en suis occupée de plus en plus, et pour me prouver son affection en retour, Amos bouffait mes fringues. Exclusivement. Puis, ce qui devait se produire arriva, j'ai quitté le jeune homme, mon futur tueur de bébés au bout de ma laisse. Qui promenait l'autre à l'époque, je me pose souvent la question. Qui était responsable de l'autre aussi. S'il n'avait pas été présent à l'époque, si je n'avais pas eu la charge de cet animal, qui sait ce que j'aurais fait de ma peau. Alors on peut bien se foutre de la gueule de Mickey Rourke et de ses vilains Chihuahuas qui lui auraient sauvé la vie lorsqu'il pensait au suicide, mais se sentir responsable d'une bête donne du sens quand tout semble en être dénué.

Dans les yeux de mon chien, je lis toute la tendresse du monde, toute l'admiration, toute la dévotion. Personne ne m'a jamais regardé comme ça, personne ne le fera jamais. Il y a dans ces yeux –là un oubli total de soi, qu'aucun amant ne pourra jamais promettre. (Et c'est tant mieux, notez. Parce que cela serait extrêmement malsain.)

J'ai connu des hommes jaloux de mon chien, du temps que je lui consacre, de sa place dans ma vie. A chaque fois que j'entends l'une de ces remontrances, je pense instantanément à la chanson de cat Stevens, « I love my dog » qui dit en substance : « j'aime mon chien autant que je t'aime mais tu peux faillir, mon chien me restera toujours fidèle. ». c'est une vérité inébranlable….

Il n'y a que son contact quand je me sens très angoissée qui me calme. J'ai besoin de ça. Si je ne dors pas, je monte le voir, caresser son énorme tête. L'été, je m'asseyais contre son panier, suivant sa respiration et tachant de décrypter ses rêves de courses poursuites derrière un chapelet de saucisses, qui sait ? J'adore voir les chiens rêver. J'aimerais tant savoir quelles images se forment sous leurs paupières durant leur sommeil… Il m'apaise.

Malgré cela, je connais ma place et la sienne. Je ne suis en aucun cas gâteuse avec mon chien ou celui des autres. Certains me jugent même trop inflexible avec Amos. Mais selon moi, c'est la constance et le respect mutuel qui posent les bases d'un rapport sain avec son chien. En bon animal de meute, il a besoin d'un chef, d'un dominant pour savoir où avancer, comment se comporter. Ce sont des pré requis fondamentaux que peu de gens possèdent et c'est peut-être pour cela qu'il se produit tant d'accidents chaque année.

Nombre de gens prennent des chiens sans savoir ce que c'est. Et ne comprennent pas les différences de langage entre l'homme et le chien. Ce n'est pas à l'animal de s'adapter, de comprendre l'homme. Il n'en est pas capable. A l'homme de déchiffrer, de savoir, de comprendre. Lui a les outils pour le faire.

J'ai lu dernièrement un livre qui va dans ce sens, et qui devrait être offert à chaque personne qui envisage d'adopter un chien. « Comment parler chien » de Stanley Coren, un spécialiste de psychologie canine très réputé. La lecture est simple, ludique.

La conclusion de cet amoureux de la race canine m'a particulièrement émue car elle résume mes sentiments à l'égard des chiens que j'ai aimé et que j'aime encore, pour longtemps j'espère. En voici donc un extrait.

« Il est au moins un son émis par les chiens dont cet ouvrage n'a encore rien dit.[….] ce son, c'est celui que font les chiens en respirant.

La nuit quand je me glisse dans mon lit, mon vieux chien Wiz vient se coucher près de moi. Odin s'installe sur son coussin à mon chevet et le tout jeune Dancer […] dort à 'autre bout de la pièce dans son panier. Le grand silence et l'obscurité nocturnes amplifient si bien les bruits que je distingue parfaitement la respiration calme et lente du grand chien noir, celle plus saccadée du chiot roux, et les ronflements intermittents du vieux chien blanc ( NDLR : c'est Mme Coren qui doit être contente.) Souvent ces bruits m'amènent à rêvasser sur l'homme primitif, couché au fond de sa caverne ou d'une hutte grossière sur une peau de bête ou sur l'herbe sèche. Le monde dehors est hostile, dangereux.[…] L'homme cependant, , entend lui aussi ses chiens dormir près de lui tandis qu'il essaie de trouver le sommeil . Ses chiens respirent, et ce bruit se charge de sens pour l'humain. Il dissocie du langage de la nature sauvage et indomptée ces bruits qui le rassurent, le réconfortent, et lui confirment par leur régularité même qu'il a passé avec le chien un contrat indissoluble. « Je suis là, avec toi, murmure le souffle du chien. Tu n'es pas seul dans la vie et je ne le suis pas non plus. Pas une bête féroce, pas un ennemi ne peut s'introduire chez toi à ton insu. Je suis tes yeux et tes oreilles. Dors en paix, il ne t'arrivera rien car je suis là pour te prévenir et te défendre en cas de besoin.

Demain nous irons à la chasse, tous les deux. Demain, nous nous occuperons du bétail. Demain, il fera beau et nous reposerons au soleil, ensemble, nous irons à la découverte du monde Nous rirons, tous les deux, nous jouerons, même s'il y a longtemps que toi et moi nous ne sommes plus des enfants, toi et moi.

Si la chance n'est pas avec toi, et si tu as de la peine et du chagrin, je te consolerai. Tu n'es pas seul et tu ne le seras jamais, je te le promets. Moi, ton chien, je m'engage à tenir ma promesse, à la respecter comme je respire, à te la rappeler nuit après nuit dans un murmure, dans un souffle. »

Tel est ce que me disent mes chiens à bas bruits, la nuit, par le souffle de leur respiration, et comme mon lointain ancêtre je comprends ce langage et il me réconforte. Au fond de mon cœur, je sais que si leurs capacités d'expression étaient limitées au point de leur interdire de transmettre quoi que ce soit d'autre, ce seul message serait assez pour que nous nous comprenions. »

8/16/2009

ma marotte du moment








J'ai un gros défaut: j'ai tendance à m'emballer ,très vite, dès que quelque chose me plait. En oubliant bien souvent toutes les contraintes s'adjoignant à un nouveau hobby : le manque de temps, de pratique,les risques encourus, l'absence de budget pour s'y adonner à loisir...
ainsi, j'ai ces dernières années, failli m'inscrire pour passer mon brevet de maitre nageur, mon permis moto, failli monter une troupe de comédies musicales dans la lignée du Rocky horror, failli partir en Asie pour bruler les planches, failli jouer dans un film qui n'a jamais vu le jour( et qui surtout puait l'embrouille), failli me mettre seule au parapente, et enfin passer ma PAC pour devenir à terme monitrice de chute libre, parce que dixit un mec qui saute avec une voile ayant les dimensions d'un torchon, "j'ai ça dans le sang".
Dieu merci, j'ai un autre gros défaut qui souvent me préserve du premier: je me décourage facilement si je n'ai pas la certitude de réussir ce que j'entreprends.
de plus, je n'ai jamais d'argent à investir là dedans, et c'est tant mieux car je serais déjà morte une bonne demi-douzaine de fois. si si, c'est possible.
et Gabriel est aussi un peu mon garde-fou. c'est d'ailleurs amusant, quand on est sincèrement amoureux de quelqu'un comme on a moins envie de risquer sa peau.....
Il y a à peu prés un an maintenant, m'est venu comme à chaque fois que j'ai une idée qui s'arrète plus de quinze minutes sur l'écran de mon cerveau, l'irrépressible envie d'acheter ....une machine à coudre!! Oui, c'est incroyablement moins fun que tout ce dont j'ai parlé précédemment, mais tellement concret (et peu onéreux).
Mon namoureux, me connaissant plutôt bien, a de suite voulu me décourager, arguant lâchement que ce n'était qu'une lubie. que nenni. je suis donc allée m'acheter en lousdé une machine Bluesky à 79 euro (oui, si ce n'était qu'une lubie, autant limiter les frais). et hop! à moi la joie des ourlets, des rideaux! pas une étoffe entre mes mains ne pouvait restée sans retouche. j'ai tout repris: les robes, les hauts, les ourlets, les trous dans les nippes..... tout.
et puis ça s'est calmé, j'ai grossi, j'ai défait mes pinces, ça m'a rendue triste alors j'ai continué à manger des choco dans mon divan.
Ca revient par période. Je n'y touche pas pendant des semaines, et puis hop, en deux jours je me fait une robe.
D'ailleurs, mon manque d'expérience scandalise ma grand-mère. bin oui, je sais po faire alors, c'est un peu du pifometre à chaque fois que je me lance pompeusement dans une de mes créations. Avec ou sans patron, c'est toujours en freestyle.
parce que une, je me voie toujours plus grosse que je ne le suis, et même en prenant mes mesures, je coupe toujours plus large de peur de rester coincée . Je vois déjà les gros titres dans le Daubé :"une couturière de dimanche meurt étouffée dans sa robe après des heures d'agonie. les enquêteurs privilégient le suicide." "Comme la monstre de Frankenstein, la pièce de tissu se retourna contre son créateur". ridicule. sans parler du coup porté à l'ego.
alors, oui, j'aime mieux perdre du temps à retailler 3 fois mon tissu, en me disant " ouhlàlà, j'avais du forcé sur les gencives de porc quand j'ai patronné." ou l'illusion de rester mince malgré la vie commune avec un morfale de rugbyman dont le leitmotiv est "le gras c'est la vie"
Mais je commence à masteriser mon art. Il faut me voir me pavaner quand les gens m'alpaguent, dans la rue, se jetant à mes pieds pour m'arracher l'adresse de mon tailleur . " c'est moi qui l'ai fait," réponds-je telle Valérie Lemercier apportant son gateau alsa à ses invités. La fourbe. sauf que moi, c'est vrai.
bon c'est plus Roland qui m'a dit une fois que ma robe était chouette plutôt qu'une foule ardante et impatiente, mais bon...
et j'aime l'idée de produire quelque chose. de ne le devoir qu'à mes blanches mains. ça me fait perséverer pour une fois et la couture à des vertus calmantes sur moi. En bonne monomaniaque, quand vient un grand coup de stress, je fais des petits sacs à pot pourris. par dizaine. en serrant les dents. et puis ça va mieux.
que mes amis ne se réjouissent pas trop de recevoir plein de petits sacs lavandins, ce n'est pas par gentillesse, c'est que ma santé mentale est en péril à ce moment précis.....

6/25/2009

Metallica

j'annonce de suite, les fans de Indochine vont se lécher les babines.
pas d'introduction, Metalloche à Milan, c'était à chier . mauvais , mauvais, mauvais.
je croyais voir des dieux, j'ai vu Jésus, multipliant les pains. atroce. Ils ont réussi à me dégouter d'un de mes morceaux favoris, "sad but true". Un adolescent bourré un soir de fête de la musique l'aurait mieux joué.
Assurer si peu en live après 24 ans de scène ,c'est scandaleux.
je comprends mieux pourquoi cinq années se sont écoulées entre les deux derniers albums: ce doit être le temps nécessaire pour faire les prises de son.
pauvre ingénieur studio.... c'est sur, je n'y retournerai jamais. j'irai voir Indochine à la place. ça ne sera pas pire.

6/16/2009

Pourquoi il faut arréter Indochine



La république des météores , le dernier (j'espère...) album d'Indochine , est sorti en mars 2009.
jusqu'à il y a peu, j'avais réussi à ne pas en entendre un extrait. c'est le grand avantage de n'écouter que RMC. pas de musique, je rate donc certains bons morceaux, mais j'évite un nombre incommensurable de miasmes.
Et l'autre jour, le drame: avant de passer au Karsher, euh sous la douche, une furieuse envie de musique: je bouge la molette de mon petit poste sur je ne sais quelle station. Un fond de Blondie....parfait.
le morceau achevé, je reconnais cette petite voix. j'en tremble encore. Nicola Sirkis, avec une nouvelle bluette pour adolescents!!! j'ai failli me noyer, avant de tenter au risque d'une électrocution digne de Cloclo, d'éteindre mon petit poste, devenu pour l'heure mon pire ennemi.
Ouf. sauvée. les oreilles saines et sauves, j'ai réfléchi. Qui peut aimer Indochine? et surtout, pourquoi je déteste autant ce groupe?
déjà, le son est daté. oui, Indo, c'est pas les rois de l'innovation et du renouvellement. tu écoutes un album qui date des années 80, tu écoutes le dernier. Mêmes sons, mêmes arrangements. les aficionados me parleront d'identité là où je pointe le manque d'inventivité. Pourquoi pas.
Les textes.... à ceux qui s'offusqueront en arguant que Sirkis est un poète des temps modernes, je réponds qu'il me fait regretter Baudelaire. sans déconner, se contenter d'écrire un texte qui rime ne suffit pas . Un peu de sens ne nuit jamais. Un peu de joliesse non plus d'ailleurs. extrait de little dolls:

" est-ce que tu veux encore de moi?
est-ce qu'on s'aimera encore longtemps?
quand on sera vieux ou bien morts?
j'ai peur pour toi, j'ai peur de moi."

rectification, ça ne rime même pas . mais une telle profondeur explique tout de même l'engouement des jeunes émo, connus pour leur joie de vivre et leur mode de vie potache, pour ce groupe. ils se retrouvent dans les textes, puisqu'ils auraient pu les écrire, le dimanche dans leur chambre, quand les parents sont trop relous tu vois, à essayer de les faire sourire, ou leur proposent une balade familiale au soleil, histoire que leur ado n'ait pas l'air totalement anémié.
Ces jeunes se retrouvent aussi dans le look de leurs idoles. bin oui, à croire que chez Indo, on a peur de vieillir, et surtout de la calvitie. sauf le chauve, bien sûr. Alors on s'habille hyper jeune, avec de la résille et des pulles à rayures. On se fait un peu les yeux, parce qu'on est sensible et qu'on assume sa part de féminité; ce qui est ridicule puisque on met ses cheveux devant.
Non, je ne peux juste pas.
Et ça m'énèrve de voir des merdeuses de quinze ans "trop kiffer Nico". les filles, vos mères kiffaient trop Nico quand vous n'étiez qu'un résidu au fond d'un condom. et oui, il est vieux Sirkis. il est né en 1959. je vous laisse compter, ça vous entraine pour le brevet/le bac (rayez la mention inutile).
décidemment, je n'aime pas Indochine. car en plus, une de leurs chansons me rappellent de bien mauvais souvenirs. Surtout un, qui se prénomme Nicolas, dont j'étais tombée amoureuse un jour où je devais être saoule . j'ai déjà du vous en parler, c'est celui qui croyait VRAIMENT que les nounours étaient des êtres vivants, qui s'animaient la nuit. et ce dingue m'a fait les pires tours pendables que peut accepter une fille débile, euh pardon, amoureuse. heureusement qu'il avait une belle gueule, le pauvre, c'est tout ce qu'il avait en fait. Bref, cette chanson, "j'ai demandé à la lune" cartonnait cet été là, en 2002. et elle est invariablement lié à ce garçon beau comme un dieu qui sans rien faire à mis le feu à ma mémoire.... du coup, Indochine, c'est vraiment pas pour moi.
si vous le voulez bien, la semaine prochaine, nous aborderons un thème vaste mais beaucoup moins désagréable, j'ai nommé Metallica. de la vraie musique, pour les garçons qui s'épilent pas le torse. et les filles non plus d'ailleurs. mais pour se faire, je devrais sortir vivante du concert de Milan. Youpi!!

6/15/2009

le culte de performance

les gars, au moment même où j'écris ce post, je ne suis qu'une espèce de serpillère détrempée de sueur , ayant le sentiment d'avoir frôlé l'arrêt cardiaque.
je reviens juste de mon cours de gym. j'aurais pas du.
retour dans le passé, travelling arrière.
septembre 2008: au contact quotidien du sportif , jessico le patapouf culpabilise un peu: car si son homme aime les grosses, elle non. Surtout que l'optique d'en devenir une, ça ne l'enchante pas plus que ça. deux choix s'offrent à elle: arrêter les excès de son régime alimentaire ("oh non, y a pas de fondue avec la raclette!!! où va le monde?") ou bien se mettre au sport.
la peste ou le choléra.
ayant fait le tour de ce que proposait comme activités la mjc de Voiron à des tarifs peu attrayants, je pris la décision de me faire torturer dans une salle de sport non loin de chez moi. et je dois dire qu'au début, ça ne me déplaisait pas. j'y allais au moins tous les deux jours.
c'est vrai que j'avais aussi des aspirations sur le plan social, rencontrer des jeunes, lier connaissance. bon, bin les jeunes, chez P********, ils ne se bousculent pas vraiment dans les cours collectifs. c'est plutôt des dames débarassées des contraintes familiales et professionelles.
Petite pensée pour toi, la dame qui a toujours un tee shirt rouge: ( et qui est à presque TOUS les cours) je pense que tu n'as plus du tout de tendons pour être aussi souple. c'est pas normal, consulte.
bref j'allais bien régulièrement, habituée à être la plus jeune et la moins à l'aise, parce qu'en réalité, elles sont toutes plus ou moins souples que celle en rouge. Sauf moi. jusqu'à ma sciatique. où là, je n'ai plus eu le droit de faire du sport jusqu'au mois de mai. pourtant, j'étais lancée....
cet après midi, j'y retournai, pour la troisième fois. précédemment, je n'avais osé que le streching, et j'en avais bien bien bien chié. (il y avait la petite dame en rouge, très compatissante.) et puis là, je ne comprends pas, mémoire courte, grand espoir que sais-je? je suis allée au renforcement musculaire.
la salle est beaucoup plus près à l'aller qu'au retour. même par le même chemin. Et trois étages à grimper pour me caler devant l'ordi c'est trop. à cette heure, j'en ai encore la tête qui tourne.
le pire, c'est que j'ai moins d'endurance que des femmes de 20 ans mes ainées. en plus ,elles sont mieux tankées. tant qu'elles ont leurs soutifs, faut pas déconner non plus.
mes grosses jambes tressautaient tant mes muscles ne comprenaient plus ce qui se passe. j'en aurais presque pleuré tellement j'avais l'air con. en plus , comme si te retrouver dans des positions relativement peu adéquates à un diner chez nadine de Rotchild, ne suffisait pas l'immense miroir te grossit. comme si j'avais besoin de ça.
je dois être maso, j'y retourne demain. enfin, si je retrouve l'usage de mes jambes d'ici là.